Désert de Gobi

Dans la partie chinoise du Gobi, en Mongolie intérieure, se trouve le désert du Badain Jaran, signifiant "lacs mystérieux" en mongol. Il est le 3ème plus grand désert en Chine, 4ème plus grand du monde avec une superficie de 44000 km² (celle de la Suisse) dont la surface des dunes flottantes est de 83%.

5 jours (extension)
dès CHF 2'000.- par personne
  • L’altitude varie entre 1100 – 1600 m. Avec des dunes de sable géantes de 500m de haut qui sont ainsi les plus hautes du monde, avec sa myriade de lacs tirant leur source de la fonte des neiges des monts Qilian et avec ses petits temples bouddhiques solitaires sur leurs berges, cet espace désertique est particulièrement intéressant et unique.

  • La stabilité des systèmes dunaires « géants » de cette partie du Gobi repose sur un mélange rare : les caractéristiques de grains de sables locaux, relativement grossiers, qui sont soudés par la présence… de l'eau. Le sous-sol du Badain Jaran est une énorme nappe phréatique qui affleure directement au niveau de certains lacs. Par capillarité, l'eau vient ainsi " coller " le sable en produisant des moisissures, empêchant notamment les violentes tempêtes du printemps de déplacer ces monstres. Ce sont les glaciers des Qilian Shan, une importante chaîne montagneuse située au sud-ouest de la zone, qui alimente depuis des siècles les nappes de ce bassin  « fermé », via des systèmes de failles souterraines. La mise en évidence de ces réservoirs, découverte il y a une poignée d'années par des équipes scientifiques chinoises est à la fois une belle explication de la dimension inouïe des grandes dunes locales et un véritable souci écologique : les quelque 500 millions de mètres cubes qui dorment sous le désert suscitent, en effet, de grosses convoitises. Des projets de pompage ont été mis à l'étude, afin de répondre aux besoins exponentiels en eau potable des villes " moyennes " (de quelques millions d'habitants quand même…) qui ceinturent le sud de la Mongolie, le long du fleuve Jaune notamment. Problème majeur : si les dunes perdent leur cohésion, à la suite du pompage, ce seront des centaines de kilomètres cubes de sables qui finiront par s'envoler… et se disperser en direction du sud-est de la Chine. Un phénomène grave : la désertification de la Mongolie et de l'ouest de la Chine, malgré d'immenses programmes de stabilisation des sols, génère déjà, depuis de nombreuses années, d'impressionnantes tempêtes de sable, qui touchent non seulement Pékin, mais des pays voisins comme le Japon ou la Corée…